Lancé le 9 septembre 2026, Hotel Portofino Extrait de Parfum transforme Portofino ’97 en parfum boisé, épicé et nocturne. Pour Victoria Beckham Beauty, Jérôme Epinette mêle bergamote, figue sauvage, pinot noir, encens et ambre noir. La romance méditerranéenne quitte la terrasse et passe dans la chambre.
Hotel Portofino Extrait de Parfum, le souvenir après la nuit
Hotel Portofino Extrait de Parfum est le premier extrait lancé par Victoria Beckham Beauty. Il reprend le récit de Portofino ’97, également composé par Jérôme Epinette. Le premier parfum évoquait un voyage effectué par Victoria et David Beckham en Italie en 1997. La bergamote, l’ambre et le vétiver y construisaient une Méditerranée claire, boisée et légèrement nerveuse. Hotel Portofino conserve la bergamote et l’encens de cette première version. Il y ajoute du safran, de la figue sauvage et un accord de pinot noir. Le paysage reste italien, mais la lumière baisse. Le souvenir sentimental prend une tournure plus dense, presque scénarisée.
Victoria Beckham présente Portofino ’97 comme le parfum de la rencontre et Hotel Portofino comme celui d’un amour installé dans le temps. Le passage paraît logique. Après l’élan des débuts viennent les chambres silencieuses, les verres laissés sur une table et les rideaux tirés trop tard. La maison parle de désir durable et de passion ravivée. Elle ne lésine pas sur la mise en scène conjugale. Le risque serait de transformer un extrait de parfum en communiqué sur la solidité d’un mariage. Jérôme Epinette évite en partie ce piège en travaillant des matières moins sages que le récit. Le parfum paraît ainsi plus intéressant quand il quitte les Beckham pour revenir à la peau.

Du basilic au pinot noir, une Méditerranée sans carte postale
La construction commence par la bergamote, le basilic et le safran. La bergamote maintient le lien avec Portofino ’97, mais elle n’est plus seule à ouvrir les fenêtres. Le basilic apporte un vert plus sec et légèrement coupant. Le safran installe déjà une chaleur trouble. Le cœur réunit la figue sauvage, le bois d’agar et un accord de pinot noir. La figue n’est donc pas traitée comme un fruit de vacances posé près d’une piscine. Elle rencontre le bois sombre et l’idée du vin. L’accord de pinot noir suggère davantage un verre entamé qu’une grappe fraîchement cueillie.
L’encens, le papyrus et l’ambre noir forment le fond annoncé par la maison. Cette base déplace le parfum vers une matière plus sèche, fumée et enveloppante. Elle ferme progressivement l’espace créé par la bergamote. La côte italienne reste présente, mais vue depuis l’intérieur d’une suite. Sur une table, le verre de vin remplace la citronnade réglementaire. Le bois, les herbes et la fumée prennent la place du sel et de la crème solaire. L’image est moins spontanée, forcément. Elle gagne cependant une tension que Portofino ’97 ne cherchait pas avec la même insistance.

Un extrait habillé pour le soir
Le mot « extrait » annonce ici une présence plus soutenue et une tenue recherchée. Victoria Beckham Beauty insiste d’ailleurs sur cette durée accrue, sans communiquer de pourcentage précis de concentration. Hotel Portofino n’est pourtant pas présenté comme une simple version renforcée de Portofino ’97. Sa formule ajoute de nouvelles matières et modifie la température du récit. Le flacon de 50 ml abandonne aussi la couleur turquoise du premier parfum pour un habillage doré cannelé. L’objet évoque davantage un accessoire de coiffeuse qu’un souvenir rapporté d’Italie. Son prix atteint 200 euros. À ce niveau, même la nostalgie voyage en première classe.
Hotel Portofino semble conçu pour une présence nette, mais peu bavarde. Il peut accompagner un costume sombre, une chemise blanche un peu ouverte ou une robe qui n’a pas besoin de paillettes pour signaler son arrivée. Le parfum n’impose pas de genre. Ses bois, son safran et sa figue travaillent plutôt une ambiguïté entre chaleur et retenue. Il paraît plus à sa place le soir, dans une pièce fermée, que sous un soleil frontal. L’automne devrait également mieux servir ses zones fumées et ambrées. Ce n’est pas un parfum de plage, malgré l’adresse inscrite sur la porte. Portofino est ici un décor mental, et l’hôtel permet surtout de ne pas rentrer tout de suite.

Victoria Beckham Beauty : Hotel Portofino Extrait de Parfum – 200 euros les 50 ml – Voir le parfum sur le site de Victoria Beckham Beauty
Sources
- Victoria Beckham Beauty – Hotel Portofino
- Harper’s Bazaar – Victoria Beckham on Polarizing Perfumes, Peptides, and “Staying in Love” – 2026




















