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Rock en Seine 2026 : que voir dimanche 30 août ?

Dimanche 30 août 2026, Rock en Seine referme son édition au Domaine national de Saint-Cloud avec The Cure en tête d’affiche. Slowdive, Interpol, Mogwai, Wolf Alice et Dry Cleaning composent une journée largement placée sous pavillon britannique. Quatorze artistes sont répartis sur quatre scènes dès 14 h 20. La programmation est plus courte que celle du samedi, pas nécessairement plus simple : les principaux concerts ont été rangés les uns en face des autres avec une application presque méthodique.

Rock en Seine dimanche 30 août 2026 : commencer tôt

Les portes du festival ouvrent à 13 heures. Dès 14 h 20, Ecca Vandal et Arthur Fu Bandini lancent la journée sur deux scènes différentes. Ecca Vandal mêle rock, rap et attaques électroniques sans véritable souci des frontières. L’Australienne prépare actuellement son deuxième album, neuf ans après son premier disque. Les récents singles Molly et Bleach montrent une musique plus compacte, bâtie pour l’impact. Arthur Fu Bandini défend de son côté une chanson rock traversée de spoken word et d’influences allant de Bashung à Suicide. Son recueil Ça n’a jamais été mieux avant, réuni en 2026, rassemble deux mini-albums publiés fin 2025. Pour commencer sans période d’échauffement diplomatique, Ecca Vandal prend l’avantage.

À 15 heures, Bertrand Belin monte sur la Grande Scène pendant que Küdeta joue sur la scène Roc-On. Belin revient trois ans après son précédent passage à Rock en Seine. Son album Watt, sorti en 2025, prolonge son travail entre chanson, rock, folk et électronique. Sa voix basse avance lentement, laissant les mots occuper l’espace sans les surligner au stabilo. Küdeta arrive avec le statut de lauréat du tremplin Roc-On. Le groupe défend Seven Steps, premier EP paru en novembre 2025, où pop-funk, rock et électronique cohabitent proprement. La découverte mérite un détour pour les festivaliers qui connaissent déjà Belin sur scène. Dans un parcours général, le chanteur reste toutefois le choix le plus sûr avant l’accélération de l’après-midi.

À 15 h 45, Dry Cleaning affronte Love Spells. Le groupe londonien vient de publier Secret Love, troisième album produit par Cate Le Bon. Florence Shaw y conserve son phrasé parlé et son calme vaguement irrité, tandis que les guitares, les rythmes mécaniques et les nappes électroniques élargissent le décor. Love Spells propose au même moment une dream-pop romantique et un shoegaze plus cotonneux. Le choix se porte sur Dry Cleaning, plus mobile et surtout plus difficile à réduire à une simple ambiance. À 16 h 25, Slowdive prend ensuite la Grande Scène. Cinq minutes plus tard, Île de Garde présente son krautrock froid et synthétique sur la scène Roc-On, avec l’EP Rage Blossom paru fin 2025. Le trio rennais constitue la véritable option découverte, mais sacrifier Slowdive un dimanche dominé par The Cure reviendrait à retirer un chapitre central du récit.

Anna von Hausswolff, Mogwai et The Cure : finir dans la pénombre

À 17 h 25, Anna von Hausswolff et Wolf Alice commencent exactement au même moment. Wolf Alice défend The Clearing, album de 2025 qui pousse le groupe vers une pop plus lisse et un soft rock marqué par les années 1970. Les chansons sont plus directes, parfois au prix des aspérités qui faisaient une partie de son intérêt. Anna von Hausswolff arrive avec Iconoclasts, sixième album sorti en octobre 2025. L’orgue, les voix et les longues montées y rencontrent le saxophone, Ethel Cain et Iggy Pop. Sa musique ne se contente pas d’installer un décor gothique : elle le gonfle jusqu’à le rendre presque encombrant. Le concert demande davantage d’attention qu’un passage devant une scène entre deux files d’attente. Pour la rareté de la proposition et sa force physique, Anna von Hausswolff passe devant Wolf Alice.

Interpol rejoint la Grande Scène vers 18 h 30, face au folk acoustique de Hudson Freeman. Le groupe, désormais quintète, sort son nouvel album, This Mirror Weighs a Ton, deux jours avant ce concert à Rock en Seine. Le groupe possède néanmoins un catalogue taillé pour ce moment où la lumière commence à baisser. Basse tendue, guitares sèches et voix distante : la formule n’a jamais prétendu apporter beaucoup de soleil. Hudson Freeman offre une alternative plus intime, centrée sur la guitare et une écriture folk dépouillée. Dans l’enchaînement qui mène à The Cure, Interpol reste le passage logique.

Le conflit le plus pénible arrive autour de 19 h 40. Black Country, New Road joue sur la scène AXS tandis que Mogwai occupe la scène BoursoBank. Là encore, le site officiel hésite de cinq minutes sur l’horaire de Mogwai selon les pages ; une vérification le jour même évitera le sprint inutile. Black Country, New Road défend Forever Howlong, album de 2025 où le collectif mêle folk, pop baroque, harmonies vocales, mandoline et flûtes. Mogwai avance avec The Bad Fire, onzième album paru la même année, plus synthétique et parfois plus lumineux que ses prédécesseurs. Le choix se porte sur les Écossais, dont les longues tensions instrumentales forment une rampe assez nette vers The Cure. Robert Smith et son groupe commencent à 20 h 55 sur la Grande Scène avec Songs of a Lost World, premier album de The Cure en seize ans, publié en 2024. Ditter lance son electroclash à 21 h 15 sur la scène Roc-On, mais quitter The Cure après vingt minutes relèverait moins du choix éditorial que de l’incident de parcours.

Le parcours conseillé passe donc par Ecca Vandal, Bertrand Belin, Dry Cleaning, Slowdive, Anna von Hausswolff, Interpol, Mogwai et The Cure. Une clôture dense, sombre et cohérente. Il faudra simplement accepter que Black Country, New Road, Wolf Alice et Île de Garde jouent dans un univers parallèle où les horaires de festival ne se chevauchent jamais.


Festival Rock en Seine 2026 – à Saint Cloud –  du 26 au 30 août 2026 – Site officiel

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