Le Gibus, club situé rue du Faubourg-du-Temple à Paris, fermera ses portes le 31 juillet 2026. L’annonce a été faite fin avril par Jean-François Meneboo, son directeur. Le lieu, associé au rock, au hip-hop, à l’électro puis aux soirées LGBTQI+, s’apprête à changer d’époque. La fermeture est annoncée, mais la suite reste moins nette : plusieurs sources évoquent une possible réouverture après travaux, sous une forme plus généraliste.
Fermeture du Gibus à Paris : une adresse en sous-sol s’éteint
Le Gibus est installé au 18 rue du Faubourg-du-Temple, dans le 11e arrondissement de Paris. Il se cache en sous-sol, derrière un passage, loin des façades qui cherchent l’effet. Le 31 juillet 2026, cette adresse de nuit doit fermer ses portes. Le Parisien rapporte que Jean-François Meneboo évoque les charges, les tensions avec le voisinage et une baisse de fréquentation. La fatigue du patron compte aussi dans le récit. Douze ans à tenir une salle, des nuits, des équipes, des plaintes et des week-ends pleins, cela use. Même les clubs ont une comptabilité, ce détail peu glamour.
La fermeture touche un lieu qui a longtemps changé de peau sans faire de discours. Le Gibus ouvre en 1967 et passe par le rock, le punk, le hip-hop et les musiques électroniques. Les noms cités reviennent souvent : The Police, Téléphone, NTM, Justice. Depuis 2014, le club est aussi décrit comme un lieu important des soirées LGBTQI+ à Paris. La piste, les escaliers, le son fort et les fins de nuit ont compté autant que les affiches. Le Gibus n’était pas un musée. C’était une salle active, avec ses murs noirs, ses horaires tardifs et son voisinage ayant acheté dans un des lieux les plus festifs de la capitale avant de le renvoyer au silence.
Un club parisien entre adieu et possible retour
Le mot “fermeture” circule partout, mais il ne raconte pas toute l’affaire. Le Parisien indique qu’une réouverture est prévue à l’automne après plusieurs mois de travaux, avec un positionnement plus grand public. On parlent aussi plus franchement d’une fermeture définitive. Bref, c’est pas clair, la prudence s’impose donc sur la suite. En attendant, le Gibus tel qu’il existe aujourd’hui va disparaître le 31 juillet.
Cette nuance change tout pour la mémoire du club. Une adresse peut rester ouverte et perdre ce qui la rendait identifiable. Une enseigne peut revenir sans ramener les mêmes nuits. Les habitués ne pleurent pas seulement une salle, mais une manière d’y entrer, d’y danser, d’y attendre le matin. Dans Paris, les clubs ferment rarement dans le silence. Ils partent avec des posts Instagram, des souvenirs en rafale et quelques débats sur ce que la fête est devenue. Le Gibus rejoint cette liste longue et un peu fatigante, des lieux que la ville célèbre surtout quand ils s’en vont. Après la disparition du FNAC Live, c’et un peu dur…
Gibus club : Site officiel
Sources :
- Le Parisien – « Mais où va-t-on aller maintenant ? » Le Gibus, club mythique de Paris, fermera ses portes fin juillet – 2026
- Paris ZigZag – Le Gibus, club mythique des nuits parisiennes, fermera ses portes le 31 juillet – 2026
- Dure Vie – Le Gibus, club mythique de Paris, ferme définitivement ses portes cet été – 2026
















