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TAG Heuer Monza : 50 ans en carbone

Gros plan sur le cadran noir de la TAG Heuer Monza Flyback Chronograph, avec aiguilles rouges et compteurs blancs.

La TAG Heuer Monza Flyback Chronograph célèbre les 50 ans de la montre Monza avec un chronographe automatique en carbone forgé. Lancée le 1er septembre 2026, cette pièce d’horlogerie de luxe reprend l’histoire automobile, le design noir et les couleurs de 1976 sans produire une copie docile du modèle original.

TAG Heuer Monza Flyback Chronograph : une victoire à l’origine

La TAG Heuer Monza Flyback Chronograph arrive cinquante ans après la première Heuer Monza. La maison lance cette montre en 1976 pour célébrer les titres mondiaux remportés par Ferrari et Niki Lauda durant la saison 1975. Le pilote autrichien assure son titre lors du Grand Prix d’Italie, sur le circuit de Monza. Heuer travaille alors avec la Scuderia Ferrari depuis 1971. La relation dépasse l’apposition d’un logo sur une carrosserie. La maison fournit notamment son système de chronométrage électronique Centigraph à l’équipe italienne. Jack Heuer comprend déjà que la course offre aux chronographes un terrain assez pratique pour raconter leur utilité. La Monza porte donc le nom d’un lieu précis, pas celui d’une rêverie automobile vaguement italienne.

La montre de 1976 adopte un boîtier en laiton recouvert de chrome noir, une première pour Heuer. Son cadran mat réunit le noir, le blanc lumineux et quelques marques rouges. Cette palette évoque davantage un instrument de tableau de bord qu’une montre de salon. Le modèle reçoit d’abord le Calibre 15, une version plus simple que le Calibre 12. Dans le catalogue américain de 1977, la Monza coûte 219 dollars, contre 345 à 365 dollars pour plusieurs autres chronographes Heuer. Elle occupe donc une position relativement accessible dans la gamme de l’époque. La nouvelle édition à 13 350 euros se trouve, disons, dans une autre voie des stands. Ce déplacement raconte aussi la transformation du chronographe sportif en objet de collection.

Vue de face de la TAG Heuer Monza CR5092.FC8372, cadran noir, aiguilles rouges et bracelet perforé noir.
Vue de face, la TAG Heuer Monza expose ses compteurs, ses échelles de mesure et ses commandes latérales. – @Tag Heuer

Un boîtier noir, mais aucune copie conforme

La TAG Heuer Monza Flyback Chronograph de 2026 conserve le noir, le blanc et le rouge du modèle historique. Elle abandonne pourtant le boîtier métallique recouvert au profit d’une construction en carbone forgé. La matière dessine des traces grises irrégulières sur la surface noire. Chaque boîtier présente ainsi un motif légèrement différent. La forme coussin mesure 42 mm de diamètre, pour 15,22 mm d’épaisseur. Elle reste large, dense et visuellement technique, malgré le faible poids du carbone. Le verre saphir protège un cadran noir mat entouré d’une lunette fixe, également en carbone.

Le cadran refuse aussi le spectacle mécanique de la Monza présentée en 2023. Cette précédente référence utilisait une structure squelettée et des compteurs bleus translucides. L’édition anniversaire revient à une surface noire plus pleine et plus lisible. Le compteur des minutes du chronographe se place à 3 heures, tandis que la petite seconde descend à 6 heures. Une date inclinée apparaît à 9 heures. Les aiguilles blanches et les index lumineux se détachent franchement du fond. Le rouge souligne l’aiguille centrale du chronographe, certains repères et les coutures du bracelet en cuir perforé. Le résultat cite 1976 par la couleur et les fonctions, non par un exercice de photocopie horlogère.

TAG Heuer Monza Flyback Chronograph portée au poignet avec un blouson en cuir marron et un tee-shirt blanc.
Portée avec un blouson en cuir marron, la TAG Heuer Monza conserve son allure directement inspirée du sport automobile. – @Tag Heuer

Une Monza pensée pour mesurer, puis pour être regardée

Le calibre automatique TH20-12 offre la fonction flyback et une réserve de marche de 80 heures. Un chronographe classique impose normalement trois gestes pour lancer une nouvelle mesure : arrêter, remettre à zéro, puis redémarrer. Le flyback rassemble ces opérations en une seule pression. L’aiguille revient immédiatement à zéro avant de repartir. La fonction permettait notamment d’enchaîner plus rapidement la mesure de tours ou d’intervalles successifs. Elle conserve donc un lien fonctionnel avec la course, même si les stands disposent depuis longtemps d’outils plus précis. Le mouvement reçoit une certification du COSC, l’organisme suisse qui contrôle la précision des chronomètres. La montre résiste par ailleurs à une pression correspondant à 100 mètres d’étanchéité.

La Monza reste plus rare et plus intermittente dans le catalogue que la Carrera ou la Monaco. La Carrera privilégie généralement un dessin rond et plus ordonné. La Monaco impose son carré, immédiatement associé à la culture automobile et au cinéma. La Monza occupe un espace plus nerveux, avec son boîtier coussin, ses surfaces noires et ses échelles de mesure. La version de 2026 réintroduit un tachymètre, destiné au calcul d’une vitesse moyenne, et un pulsomètre, utilisé pour estimer une fréquence cardiaque. TAG Heuer ne désigne pas de créateur unique pour cette édition, qui doit être considérée comme le travail de ses équipes. Limitée à 500 exemplaires numérotés, elle place la rareté au centre de son positionnement commercial. Son intérêt tient pourtant ailleurs : elle montre qu’un anniversaire peut respecter une histoire sans remettre exactement la même montre au poignet.

TAG Heuer Monza Flyback Chronograph CR5092.FC8372 avec boîtier noir et bracelet perforé à coutures rouges.
La TAG Heuer Monza CR5092.FC8372 associe un boîtier noir texturé à un bracelet de style automobile. – @Tag Heuer

TAG Heuer : Monza Flyback Chronograph CR5092.FC8372 – 13 350 € – Voir la montre sur le site officiel de TAG Heuer

Sources :