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Tears, le parfum de Denim Tears, met le coton en flacon

Flacon du parfum Tears couché sur une terre rouge craquelée, avec des traces de poussière sur le bouchon et l’étiquette.

Lancé le 18 septembre 2026, le parfum Tears de Denim Tears et Comme des Garçons Parfums part d’un champ de coton en Géorgie après la pluie. Paul Guerlain en tire une composition florale, verte et musquée. Chez Denim Tears, le coton renvoie aussi à l’histoire afro-américaine. C’est ce poids-là que le parfum choisit de porter.

Parfum Tears Denim Tears : le coton avant le flacon

Le parfum Tears Denim Tears arrive en septembre 2026 avec une image précise : la terre rouge de Géorgie encore humide, les plants de coton verts, la chaleur qui remonte après la pluie. Tremaine Emory, fondateur de Denim Tears, situe cette évocation dans un paysage lié à ses souvenirs. Comme des Garçons Parfums lui donne une forme olfactive. Paul Guerlain signe la composition. Le coton n’est donc pas traité comme une simple promesse de linge propre. Le point de départ est un champ, avec sa terre et sa chaleur. Cela change le sens du mot coton. Dans Tears, il désigne autant une plante qu’une mémoire.

Cette mémoire est déjà présente dans les vêtements de Denim Tears. La couronne de coton utilisée par la marque renvoie à la culture de cette plante et à son lien avec l’esclavage aux États-Unis. Emory a fait de ce motif un élément central de son travail. Le parfum reprend le sujet par un autre sens. Il n’a ni la surface d’un jean ni l’impact immédiat d’un imprimé. Il faut raconter le lieu pour comprendre ce que l’odeur cherche à évoquer. C’est aussi la limite de l’exercice : un parfum ne raconte pas, à lui seul, l’histoire des personnes qui ont travaillé dans les champs. Tears prend son relief quand cette histoire reste visible autour du flacon.

Flacon et boîte du parfum Tears de Denim Tears présentés côte à côte devant des branches chargées de coton blanc.
Le flacon et la boîte de Tears sont placés devant des branches de coton. – @GOOD timing

Du vert, des fleurs et du foin

Sur le papier, Paul Guerlain construit Tears autour d’un départ vert : galbanum et sauge ouvrent la composition. Le narcisse et le jasmin figurent dans la description publiée par Denim Tears. Puis viennent le vétiver, le foin, le cypriol et les muscs. La marque décrit un ensemble floral et musqué, à l’effet sec. Le foin apporte l’idée d’une chaleur qui persiste après la pluie. Les muscs rapprochent cette scène du corps. La terre rouge, elle, est une image de départ, pas une note isolée dans la formule annoncée. Il faut garder cette distinction : la liste des matières suggère un paysage, elle ne garantit pas que chacun le sentira de la même façon.

Les descriptions officielles ne concordent pas entièrement sur les notes de cœur. La page de Denim Tears cite notamment le narcisse, le jasmin et la flouve ; celle de Comme des Garçons Allemagne affiche une autre liste détaillée. Le galbanum, le vétiver, le foin et les muscs donnent néanmoins une direction claire au projet. Tears s’éloigne de l’image d’un coton blanc, lavé, plié dans une armoire. Son vocabulaire est celui des tiges, des herbes et d’une matière qui sèche. Sans essai sur peau, impossible de juger sa tenue ou son évolution réelle. On peut en revanche comprendre le choix d’allure qu’il propose : quelque chose de végétal et de chaud, à porter sans effacer son sujet. Le coton, ici, ne sert pas à faire oublier le champ.

Enfant porté dans les bras d’un adulte sur un visuel publicitaire Denim Tears, avec le flacon du parfum Tears en bas à gauche.
La publicité pour Tears associe le portrait d’un enfant au flacon de l’eau de parfum. – @Denim Tears

Denim Tears × Comme des Garçons Parfums – Prix : 155 € le flacon de 50 ml (à titre indicatif) – Site officiel de Tears Eau de Parfum

Sources :