Dua Lipa publie Dua Lipa (Live From Mexico) le 22 mai 2026 via Warner Records, au lendemain d’un film de concert diffusé sur YouTube. Enregistré à Mexico, à l’Estadio GNP Seguros, l’album live documente trois concerts de la fin du Radical Optimism Tour. Ce n’est pas un nouvel album studio. Mais ce n’est pas non plus une playlist de tubes avec des cris autour. Le disque pose une vraie question : que deviennent les chansons de Dua Lipa quand elles quittent le studio, les clips et les chorégraphies millimétrées pour respirer dans un stade ?
Dua Lipa Live From Mexico : l’avis sur un album live, pas sur un nouvel album studio
Dua Lipa (Live From Mexico) arrive avec 21 titres, de “Training Season” à “Houdini”. La tracklist rassemble les morceaux de Radical Optimism, les piliers de Future Nostalgia, des titres plus anciens comme “Be The One”, et un passage hybride avec “New Rules / Dance The Night Interlude”. Il faut donc le prendre pour ce qu’il est. Un album de scène. Pas une nouvelle proposition d’écriture. Pas non plus un simple best-of, même si les grands titres sont là.
La différence vient du contexte sonore. Les titres ne sont pas “changés” au sens où Dua Lipa les déconstruit ou les réinvente radicalement. “Levitating”, “Physical”, “Don’t Start Now” ou “Houdini” restent des machines pop assez fidèles à leur version connue. Mais le stade ajoute une couche. Les cris, les reprises du public, les respirations entre les morceaux, l’attaque plus directe de la voix et le poids du groupe déplacent légèrement l’écoute. Les chansons perdent un peu de leur vernis studio. Elles gagnent en épaisseur. Pas toujours en surprise. Mais souvent en présence.
Les titres de Radical Optimism tiennent mieux en concert
C’est peut-être là que Live From Mexico devient pertinent. Les chansons de Radical Optimism avaient divisé une partie de la presse à leur sortie. The Guardian estimait que la promesse d’un grand virage musical restait largement exagérée, tout en reconnaissant des risques plus discrets et une efficacité pop maintenue. Pitchfork, plus sévère, reprochait au disque un manque de profondeur émotionnelle et des arrangements parfois trop chargés. The Independent, à l’inverse, insistait sur l’énergie physique de l’album, ses basses élastiques, ses couleurs eurodisco et sa capacité à envoyer les corps sur la piste. En concert, cette dernière lecture prend l’avantage. Les morceaux n’ont plus besoin de prouver qu’ils réinventent Dua Lipa. Ils doivent juste faire tenir un stade debout. C’est plus simple. Et parfois plus honnête.
“Training Season”, “End Of An Era”, “Whatcha Doing”, “These Walls”, “Maria”, “Illusion”, “Falling Forever” ou “Happy For You” trouvent ici un terrain plus favorable. En studio, certains titres pouvaient sembler trop polis, trop sages, presque absorbés. En live, le tempo les pousse. “Falling Forever”, déjà relevé par The Independent pour son envol vocal, paraît taillé pour les stades. “Maria” et ses inflexions latines prennent aussi plus de sens dans un concert capté à Mexico. Rien ne devient soudain expérimental. Mais plusieurs morceaux paraissent moins décoratifs.
Les vraies surprises sont dans les enchaînements et le morceau mexicain
La surprise principale n’est pas un inédit. Elle se trouve dans “Oye Mi Amor”, repris avec Fher Olvera de Maná. Dua Lipa l’a intégré pendant la tournée des reprises adaptées aux villes visitées, parfois dans la langue locale. À Mexico, ce choix n’a donc rien d’un bonus posé sur la fin. Los40 avait déjà signalé l’effet produit par cette reprise lors des concerts mexicains, avec Fher sur scène et une réception très forte du public.
L’autre détail intéressant tient à la set list. “New Rules / Dance The Night Interlude” dit assez bien ce que fait Dua Lipa sur scène : elle ne sépare plus ses différents disques. Le premier album, Future Nostalgia, Barbie et Radical Optimism se répondent. Cela peut ressembler à une compilation. Mais une compilation classe les titres. Un live les éprouve. Ici, “One Kiss”, “Electricity”, “Hallucinate” ou “Love Again” servent de points de pression. Ils rappellent que Dua Lipa reste plus convaincante quand la pop devient une affaire de rythme, de jambes, de basse et de refrain net. Les chansons récentes se mesurent aux anciennes. Toutes ne gagnent pas. C’est aussi l’intérêt du disque.
Compilation ou vrai album live : la réponse est entre les deux
Live From Mexico peut être écouté comme une compilation, oui. Il aligne les titres attendus. Il traverse les albums. Il donne à l’auditeur une version large du répertoire récent de Dua Lipa. Pour quelqu’un qui veut seulement les tubes, l’objet fonctionne. Mais ce serait un peu court. Un best-of ne raconte pas comment une chanteuse place sa voix après deux heures de scène. Il ne raconte pas comment un public mexicain reprend “Oye Mi Amor”. Il ne raconte pas comment “Radical Optimism”, album parfois jugé trop lisse, se défend mieux quand il est soumis au volume du live.
Dua Lippa : Dua Lipa (Live From Mexico) (Warner records) – Sori le 22 mai 2026
Sources :
- SPIN – Dua Lipa Sizzles With Mexico Live LP, Movie – 2026
- Dork – Dua Lipa – Live From Mexico – 2026
- FEMMUSIC Magazine – Dua Lipa – Live From Mexico – 2026
- Album of the Year – Dua Lipa – Live From Mexico – 2026
- The Guardian – Dua Lipa: Radical Optimism review – a banger-filled missive from dating land – 2024
- Pitchfork – Dua Lipa: Radical Optimism – 2024
- The Independent – Dua Lipa review, Radical Optimism: Destined to get bodies on the dancefloor – 2024
- TotalNtertainment – Dua Lipa to release ‘Live From Mexico’ concert film + album – 2026
- Los40 – Dua Lipa elige ‘Oye mi amor’ para su segunda noche en México y la canta con Fher de Maná – 2025

















