Accueil / Musique / Sorties albums : Shygirl, Skepta, Vianney et Kings of Leon au programme

Sorties albums : Shygirl, Skepta, Vianney et Kings of Leon au programme

La Roux, cheveux roux courts, porte une veste rouge à col bleu, les mains dans les poches, devant un fond de verdure.

Ce vendredi 6 novembre 2026, les sorties albums font se croiser Shygirl, Skepta, Lil Baby, Kings of Leon et La Roux. Côté français, Vianney, Joyce Jonathan et Zed Yun Pavarotti dévoilent également leurs nouveaux disques. Entre pop électronique, rap, rock et chanson française, une semaine musicale où les retours occupent le devant de la scène.

Quatre ans après Nymph, Shygirl publie SWALLOW! chez Because Music. Le deuxième album de la Britannique marque une nouvelle étape dans un parcours longtemps associé aux clubs londoniens et à la pop électronique expérimentale. Présenté par son label comme une réintroduction, le disque fait davantage de place à l’écriture de chansons, sans abandonner les productions électroniques. Karma Kid et Casey MQ figurent parmi ses principaux collaborateurs. Autre retour britannique, La Roux retrouve les bacs avec Old Flames, son quatrième album studio et le premier depuis Supervision, paru en 2020. Entièrement écrit, composé et produit par Elly Jackson, ce disque publié chez Vertigo aborde notamment la fin d’une longue relation amoureuse. Deux artistes issues de la pop électronique, deux manières de regarder leur passé sans chercher à le reproduire.

Le rap britannique tient également une place importante ce vendredi avec Skepta et The Fork and Knife, publié chez Big Smoke et Epic Records. Sept ans après Ignorance Is Bliss, le rappeur londonien revient au format album solo avec un projet nourri par la culture grime, les sound systems et son identité britannique et nigériane. Le disque circule aussi entre garage, jungle et musiques électroniques, dans la continuité de ses activités de DJ. De l’autre côté de l’Atlantique, Lil Baby sort FRESH chez Quality Control et Motown. Le rappeur d’Atlanta retrouve notamment Future, Young Thug et Rylo Rodriguez parmi les collaborateurs annoncés. Le single « Dead Fresh », produit par Pharrell Williams, avait été présenté lors du défilé masculin Louis Vuitton printemps-été 2027 à Paris. La rencontre entre rap américain et mode de luxe n’a plus rien d’exceptionnel, mais elle donne ici un prolongement concret à la sortie du disque.

Rock, électro et K-pop : des retours aux trajectoires différentes

Avec O My Beloved, Kings of Leon publie son dixième album studio chez Love Tap Records. Le groupe familial américain a choisi de produire lui-même ce nouveau disque, annoncé comme une réflexion sur la famille et la reconnaissance. Son chanteur Caleb Followill le décrit notamment comme une déclaration d’amour aux siens. Autre formation britannique de retour, Django Django sort Doveland chez Clouds Hill. Ce sixième album emprunte son titre à une légende urbaine concernant une ville américaine qui aurait mystérieusement disparu. Enregistré avec la participation de Nick McCarthy, ancien membre de Franz Ferdinand, le projet affiche une volonté de recentrage après plusieurs disques volontiers aventureux. Rex Orange County complète ce tableau avec Dream Fatigue, un album auquel ont notamment contribué Dev Hynes, Daniel Caesar et Brendan Yates de Turnstile. Trois propositions distinctes, entre rock familial, curiosité psychédélique et pop indépendante.

La musique électronique possède également son rendez-vous avec Boys Noize, qui publie 7LLVSION sur son label ONES and ZEROS. Il s’agit de son premier album solo depuis +/-, sorti en 2021, avec des participations de Brutalismus 3000 et d’ABRA. Le producteur allemand poursuit ainsi son travail entre culture techno et collaborations transversales. Sur un autre terrain, P1Harmony dévoile BLOW UP, son dixième mini-album, confirmé pour le 6 novembre par FNC Entertainment. La K-pop conserve ici son calendrier particulier, ses mini-albums et ses campagnes de sortie millimétrées. Dans la pop suédoise, Tove Styrke publie également I Thought This Story Wasn’t About Me, un projet de seize titres chez Sony Music Sweden. Et chez Sufjan Stevens, Worst Christmas Ever! rassemble des chansons de Noël déjà enregistrées et un titre original inédit. Un disque à distinguer des albums entièrement nouveaux : novembre commence à peine, mais le calendrier discographique a déjà installé le sapin.

Les sorties françaises : Vianney, Joyce Jonathan et Zed Yun Pavarotti

En France, Vianney signe l’un des retours les plus visibles de la semaine avec Les Évadés, son cinquième album studio, publié chez Tôt ou tard. La création du disque est indissociable d’un projet personnel : la construction d’une cabane en bois, loin de son quotidien professionnel. L’artiste y a écrit ses nouvelles chansons en privilégiant un enregistreur huit pistes plutôt que les outils informatiques habituels. Les onze morceaux ont ensuite pris forme avec des musiciens en studio. Le premier extrait, « D’or et d’étain », avait préparé ce retour. Joyce Jonathan dévoile de son côté De justesse, son sixième album, chez JJ Records. La chanteuse en assure pour la première fois elle-même la production, avec quatorze titres consacrés notamment aux relations amoureuses, à la séparation et à la reconstruction. Deux démarches qui font de la maîtrise de leur production respective un élément central du récit entourant ces disques.

Plus difficile à enfermer dans une catégorie, Zed Yun Pavarotti revient avec Unmiracle, son troisième album, distribué par Sony Music. Après trois années sans nouvel album studio, l’artiste poursuit une trajectoire située entre rap, rock et chanson alternative. Le single « Si Dieu fume » donne une indication de cette orientation, avec des guitares qui éloignent le projet des productions habituelles du rap français. « Sous ma veste » figure également parmi les morceaux mis en avant, tandis que Marguerite Thiam participe à « Quand est-ce qu’on oublie qu’on aime ». L’ensemble arrive dans une semaine où les sorties françaises sont particulièrement contrastées. De la chanson de Vianney à l’univers de Zed Yun Pavarotti, les démarches ne partagent pas grand-chose, sinon une recherche d’expression plus personnelle.


Sources :