Interpol annonce This Mirror Weighs a Ton, son huitième album studio, attendu le 28 août 2026 chez Partisan Records. Le groupe new-yorkais a dévoilé deux premiers titres, This Mirror Weighs a Ton et See Out Loud, après quatre ans sans album depuis The Other Side of Make-Believe. Produit par Andrew Wyatt et mixé par David Fridmann, le disque a été enregistré à Manhattan, sur le Lower East Side. Maintenant, pas la peine d’attendre une carte postale de la ville.
Interpol This Mirror Weighs a Ton : retour à New York, sans nostalgie
Interpol n’a jamais eu besoin de beaucoup de couleurs musicales. Trois silhouettes, des guitares tendues, une voix qui ne rigole pas, et cette manière de faire sonner le doute. Avec This Mirror Weighs a Ton, le groupe annonce pourtant une légère déclinaison. Pas une révolution, mot toujours pratique quand on manque d’oreille. Plutôt une déviation. Le disque est présenté comme son premier chez Partisan Records, après une longue histoire associée à Matador.
Le détail important se joue en studio. L’album a été enregistré chez Andrew Wyatt, à Manhattan, et mixé par David Fridmann. Et quoi de neuf? L’ajout de synthétiseurs, cordes, guitares acoustiques, percussions, bois, harmonies vocales et design sonore expérimental. Interpol élargit s’émancipe mais de là à repeindre la façade., faut pas exagérer. On entend déjà le risque habituel : trop toucher à une formule, c’est perdre les fidèles ; ne rien toucher, c’est finir en groupe hommage à soi-même. Le groupe semble viser l’entre-deux. Le genre de zone où les bons groupes avancent en regardant leurs chaussures. Et chez Interpol, c’est presque une méthode.
Deux titres, une tension familière
Le premier single, This Mirror Weighs a Ton, donne son titre à l’album. Le morceau travaille la réflexion, la perception et la tension émotionnelle. Voilà de grands mots, certes. Mais chez Interpol, ils ont au moins l’avantage de ne pas tomber du ciel. Depuis Turn On the Bright Lights, le groupe regarde les angles morts avec une élégance un peu raide. Ici, le titre serait né du processus vocal improvisé de Paul Banks, où mélodies et phrases se construisent ensemble. Le miroir devient donc un objet sonore. Honnêtement, on s’y voit mal.
See Out Loud attire un autre détail. Le morceau comprend une rare participation vocale de Daniel Kessler, présentée comme sa première depuis PDA, sur le premier album du groupe. C’est peu, mais assez pour réveiller les archivistes. Le titre est aussi décrit comme plus proche d’un Interpol classique, avec rythme tendu et guitares plus visibles. NME parle d’une title track inspirée par Massive Attack et d’un See Out Loud plus “classic Interpol”.
Un album attendu le 28 août 2026
This Mirror Weighs a Ton comptera douze titres. La liste comprend notamment Iron City, Wounded Soldier, Wings On Fire, Ever the Actor, Wake Up, Enemy et Sudden. L’artwork reprend une œuvre d’Addie Wagenknecht, conservée dans la collection permanente du Whitney Museum of American Art. Là encore, le choix colle au vocabulaire annoncé : perception, surface, image, tension. Un miroir, un musée, un groupe en noir.
L’actualité d’Interpol ne s’arrête pas au disque. Le groupe doit lancer une tournée nord-américaine fin juillet 2026, avec plusieurs dates annoncées, dont un passage au CBGB Festival Under the K Bridge à Brooklyn. Des apparitions à Coachella 2026 sont aussi mentionnées par plusieurs sources, avec des morceaux du nouvel album déjà testés, dont See Out Loud et Wings on Fire. Plus tard dans l’année, Interpol doit également retrouver Bloc Party pour une tournée européenne, avec une date annoncée au Zénith de Paris le 16 novembre 2026 après un passage à Rock en Seine. Le vieux post-punk revival continue donc de voyager en grande salle.
Interpol : This Mirror Weighs a Ton (Interpol / Partisan records)
Concerts :
- 27 août 2026 au festival Rock en Seine – Site officiel
- 16 novembre 2026 – Zénith de Paris – Site officiel






















