Accueil / Musique & Attitude / Réservez maintenant, regrettez plus tard / Sziget 2026 : l’affiche s’élargit

Sziget 2026 : l’affiche s’élargit

Une nouvelle vague d’annonces, puis un geste très concret sur la billetterie : le Sziget avance par couches. Ce n’est pas seulement “plus d’artistes”. C’est une manière de fabriquer un centre de gravité, entre gros noms évidents et signatures plus nerveuses, comme si le festival voulait redevenir un lieu avant d’être une vitrine.

Le rendez-vous est fixé pour l’édition 2026 du Sziget festival : retour sur l’île d’Óbuda, à Budapest, du 11 au 15 août 2026. L’annonce n’est pas neutre : elle arrive avec l’ouverture des ventes des pass 3 jours, sur le site officiel, au milieu d’une page qui liste déjà une partie des noms de “A—Z”. Ce couplage dit quelque chose de simple : on ne vend pas seulement une affiche, on vend une durée et une façon d’habiter le festival. Trois jours, c’est un format qui pousse à choisir, à hiérarchiser, à se raconter son propre Sziget.

Des artistes qui incarnent des publics différents

Dans cette nouvelle vague, Bring Me the Horizon revient comme un signal massif : un groupe de rock britannique pensé pour les scènes larges, celles où l’énergie doit devenir un langage commun, même quand les gens ne partagent pas la même histoire musicale. À l’autre bout du spectre, Zara Larsson porte une pop plus frontale, plus immédiatement lisible, annoncée pour le jour d’ouverture dans les informations relayées par la presse. Entre ces deux pôles, l’indie se déplie en nuances : Parcels amène un versant plus solaire et groovy, Wolf Alice une tension rock plus abrasive, et Nation of Language une couleur synth-pop qui parle autant aux amateurs de concerts qu’aux nostalgiques de certaines textures électroniques.

Du côté des écritures plus narratives, Loyle Carner apporte un rap où la voix compte autant que le beat, tandis que Chet Faker et Naïka élargissent la palette vers une pop moderne plus hybride. Ce qui se lit, au fond, c’est une logique de publics : le festival n’empile pas des styles, il juxtapose des manières d’écouter, de danser, de “faire” la semaine.

L’électronique : du patrimoine techno aux accélérations drum & bass

L’axe électronique s’épaissit lui aussi, et pas dans une seule direction. Argy incarne une techno très festivalisée, conçue pour le grand flux nocturne, pendant que Nia Archives arrive avec des références jungle et drum and bass qui ont, depuis quelques années, retrouvé un statut de culture vivante plutôt que de simple archive. La présence de Sara Landry pousse le curseur vers une énergie plus dure, plus directe, quand Richie Hawtin rappelle une autre histoire, celle d’une techno minimale devenue langage international. Et, pour la drum & bass plus “euphorique”, plus tournée vers la montée, Sub Focus et Dimension complètent un segment qui vise clairement la performance collective : ce moment où la foule ne choisit plus entre concert et club, surtout si la scène se comporte comme un dancefloor géant.


Sziget festival : Budapest, du 11 au 15 août 2026 – Programmation, infos et billeterie